Fétourné interview Adrelanine : Entre Passion et Positivisme


Interviews / vendredi, janvier 11th, 2019

Fetourné a rencontré fin novembre un photographe plein de mystères, mais néanmoins suivi par de nombreuses personnes. Ce passionné, dont on ne connaît pas encore l’identité fait partie de cette jeunesse enthousiaste qui a soif de réussite. Il est aussi tourné vers les autres et vers sa communauté, dans un positivisme qui le définit. Entretien avec Adrelanine.

Fetourne : Salut Adre, déjà félicitation pour les 10k abonnés, ta communauté s’agrandit ! Et sinon comment ça va ?

Adrelanine : Merci beaucoup, c’est vraiment cool ! Ça va très bien merci ! 

Fetourne : Pour les personnes qui te connaissent pas, présente toi un peu, ainsi que ton travail.

Adrelanine : Moi c’est Adrelanine, je fais de la photo urbaine depuis à peu près 4 ans. Maintenant, j’essaie de me diriger vers le côté urbain, plutôt orienté vers le streetwear, sans faire de la photo de mode, surtout des marques / de la publicité, et ça se développe petit à petit. Je fais aussi de la photo de concert, j’aime beaucoup en faire. Récemment j’ai fait Sferra Ebbasta et pour Noël j’étais sur la tournée de Lord Esperanza, c’était bien cool.

Sferra Ebbasta par Adrelanine
Lord Esperanza par Adrelanine

Fetourne : Concernant la photo de concert, je me demandais c’est des partenariats avec les salles, où tu rentres ton matériel discrètement ? 

Adrelanine :Non j’ai jamais tenté sans accréditation. Ah si ! Une fois pour Lollapalooza, j’ai réussi à rentrer mon appareil sans faire de demande et j’ai fait une photo de TheWeeknd, qui est probablement une de mes meilleures photos de concert.

The Weeknd par Adrelanine

Fetourne : Entre tes photos de rues, l’urbex, les concerts, la publicité, t’es un touche à tout ?

Adrelanine : Pour l’instant oui, c’est bien de se spécialiser mais ça peut aussi être mauvais de le faire trop tôt. Y’a plein de choses que je n’ai pas encore testées et c’est peut-être là que je vais m’épanouir le plus. Pour le moment, j’essaie d’être partout.

Fetourne : Sacrée année pour toi : HighSnobiety qui veulent te reposter sur leur compte, les 10 000 abonnés, tu voyages et surtout deux surprises que tu teases. Si tu m’en disais plus ? (elles ont été annoncées depuis)

Adrelanine : C’est un projet sur lequel je bosse depuis 2 mois. C’est un calendrier pour 2019. Je voulais travailler un fil conducteur sur mon boulot. Pour chaque mois, y’a une photo qui correspond de la façon la plus proche possible à la saison, donc des photos que j’ai prises pendant le mois en question. Ce ne sont que des photos exclusives, ça va de photos de neige non dévoilées à des images au drone de mon voyage en Asie en passant par les toits de Paris, et aussi des photos de points de vue de la Tour Eiffel que très peu de gens ont. J’ai voulu le rendre unique pour ceux qui me suivent.

Mais je voulais surtout que ce calendrier soit utile. J’en ai eu beaucoup mais malheureusement les cases étaient trop petites pour écrire dessus et c’était frustrant (rires). J’ai besoin d’écrire constamment sinon je perds mes idées, j’ai des post-its partout, et plein d’applis, j’ai pas vraiment une bonne mémoire. Du coup, il est assez grand, c’est un format 31x31cm. En haut, une photo et en bas, de grandes cases pour écrire dessus. Sur cette partie inférieure, il y a aussi une photo mais elle est moins graphique. Il y a un détail pour faire écho à la partie du haut mais elle est mise de façon à pas gêner l’écriture. Pour la dernière double page, c’est une page de notes pour permettre à tout le monde de noter des idées supplémentaires et un petit message de ma part à la fin.

Fetourne : C’est pour ceux qui court partout comme toi en fait ?

Adrelanine : Oui et non, je pense qu’on a tous besoin d’un calendrier et puis c’est plus agréable d’avoir de belles photos qu’un calendrier des pompiers ou de La Poste. 

Le calendrier d’Adrelanine toujours dispo sur son site
Le calendrier d’Adrelanine

Fetourne : Y’a un truc que je voulais te demander. D’où vient ce positivisme à toute épreuve ? Même quand ça va pas, une heure après tu lâches un tweet et j’ai l’impression que tu es plus déterminé que jamais ! 

Adrelanine : (rires)Ça vient de plein de choses, certaines personnelles aussi. Il n’y a pas d’autres alternatives tu vois. Quand j’entends les gens qui râlent et qui sont négatifs, je me pousse à ne pas l’être. C’est une perte de temps et niveau mentalité, ça te freine dans ce que tu fais. Je pense que le meilleur moyen d’être heureux et positif, c’est de se dire que c’est constamment de ta faute. Imagine, tu prévois un projet avec quelqu’un et tu te fais lâcher au dernier moment. Et bien, c’est de ta faute, parce que c’est toi qui as choisi de faire ça avec lui. Si tu te dis ça, tu as le contrôle sur les situations, et tu peux rattraper le tir. Tu es responsable de ce que tu fais. 

Si tu te dis que c’est la faute des autres, tu vas râler, et surtout en pensant que tu n’es pas responsable tu ne vas pas avancer. Et moi, il faut que j’avance parce que j’ai beaucoup de choses à faire.

Fetourne : Les études, et le travail à côté, comment tu trouves le temps ? 

Adrelanine : Avec mes études, j’ai pas mal de temps libre pour mes projets perso. Par exemple, quand on a des sessions de taf en studio, on ne peut pas tous y aller en même temps, du coup le planning est précis et ça laisse du temps pour moi. En plus, j’ai rarement du travail à faire chez moi du coup à 18/19h je suis rentré, et j’ai jusqu’à minuit pour faire ce que j’ai à faire. A côté de ça, mon travail c’est un service civique de photos / vidéos dans un club de basket, Basket Paris 14. Ça me permet de développer ma créativité, trouver de nouveaux angles, de nouveaux intérêts et je développe aussi la vidéo de façon plus pro que les Adrelive. La Fédération Française de BasketBall m’a contacté et j’ai des pistes pour d’autres tafs donc c’est cool. Le reste sur mon temps perso, c’est que de l’investissement sur Adrelanine. Je vais pas au ciné, je vais pas en soirée, et quand je lis ce sont des livres de photos ou de marketing, des trucs qui vont me faire avancer dans mes projets. Donc la quasi-totalité de mon temps est concentrée sur mon travail.

Photo by Adrelanine

Fetourne : Entre ton podcast, tes vlogs, tes photos, ta playlist à une époque, tu t’en sors comment pour trouver le temps de tout faire ? Ça t’arrive de dormir ?

Adrelanine : En ce moment pour tout te dire, je dors trop même, presque 10h et c’est bien trop (rires). En ce moment avec l’hiver, je suis crevé, je prends des vitamines tout ça, mais ça me fait pas grand-chose, et étonnamment aujourd’hui je n’ai dormi que 6h et je suis grave en forme, je comprends pas.

Fetourne : J’ai l’impression que tu aimerais consacrer 24h de ton temps à ton travail.

Adrelanine : Mais carrément. Quand tu fais ce que tu aimes, tu veux pas t’arrêter. Je sais pas si tu vas comprendre mais j’ai l’impression de pas être productif quand je suis chez moi. Je perds du temps sur les réseaux, devant les Stories, devant les tweets ou par exemple quand j’écoute de la musique pour voir ce que donnent les derniers albums, je suis moins productif que dans le silence. Dans ces moments-là, j’ai l’impression de perdre mon temps et vraiment, c’est frustrant. Je vais quand même filmer 3-4 vidéos et c’est plus que ce que la majorité des gens font, mais si j’arrivais à être plus concentré je pourrais en faire le double.

Fetourne : Maintenant, j’aimerais te parler de #AdrelanineViews et ton Discord. Pourquoi cette volonté de connecter tout le monde ? T’es super accessible, pourquoi ?

Adrelanine : C’est pas une volonté de « connecter » tout le monde, c’est plutôt de vouloir les aider. J’ai toujours été comme ça, dès le lycée. Quand quelqu’un ne comprend pas un truc, je vais aller vers lui et j’aide toujours les gens avant de finir mes propres trucs. Ça me porte préjudice quand j’ai des choses à faire… mais pas tant que ça en vrai. Je peux expliquer comment quelque chose marche, laisser la personne voir d’elle-même et finir mon truc. Quand je reviens, elle aura avancé mais elle tâtonnera encore, et je peux à nouveau lui donner un coup de main. Et puis de toute façon je fais quand même passer les autres avant moi même si ça va me mettre dans la merde après. Je m’adapte plus facilement.

Maintenant, j’ai envie d’orienter mes réseaux de façon à devenir celui que j’aurais aimé trouver quand j’ai débuté la photo. Cette source de conseils qui évitent de galérer trop longtemps. Dans le futur, je vais poster des trucs plus techniques, des vidéos animées, je pense et j’espère que ça aidera.

On me dit souvent que je suis bon pédagogue, du moins j’arrive à expliquer des choses compliquées de façon un peu plus claire. Je pense que je tiens ça de mon père qui a toujours su le faire.

Sur les réseaux, les gens ils tweetent mais c’est pas clair, donc c’est mal interprété. De mon côté, j’essaie de savoir pourquoi il ou elle a écrit ça, d’où lui vient cette pensée. Ça sert à rien de s’énerver bêtement… sans forcément l’accepter, tu peux essayer de le comprendre.

Et puis, y’a un truc que j’ai lu un jour qui a vraiment changé ma vision des choses : si on était à la place de la personne en face de nous, avec la même enfance, les mêmes fréquentations, la même éducation et le même environnement, on dirait les mêmes choses et on ferait les mêmes choses. Avec du recul, c’est impossible de vraiment juger les autres.

Pour le Discord, c’est cool, on est déjà 120 à peu près et c’est parfois dur à gérer, mais c’est à travailler encore un peu. Mais c’est cool qu’on s’entraide tous.

Fetourne : Tu m’as dit en off que tes parents te soutiennent beaucoup. C’est une chance ça, non ?

Adrelanine : Carrément. J’ai eu la chance d’être soutenu par mes parents dans tout ce que j’ai fait. J’ai fait plein de trucs dans ma vie. Au début, j’ai fait de la magie (j’en fais encore de temps en temps) et par exemple, mes parents m’ont emmené en Italie voir les championnats du monde de Magie à l’époque. En spectateur bien sûr, mais c’était incroyable. J’étais entouré de légendes vivantes du domaine. C’est comme si tu allais à un open mic de rap et que tu avais Eminen, Dr Dre, Nas à tes côtés. Ils ont tous 30, 40, voir 70 ans et ils discutaient avec moi comme si j’étais leur pote. J’ai pu rencontrer un des meilleurs magiciens au monde pour moi. Un espagnol du nom de Juan Tamariz qui réalise des Workshops, le soir il me disait de venir s’asseoir à côté de lui et il apprenait à tout le monde ses plus grands secrets. Du coup, pendant l’événement, je passais ma journée là-bas jusqu’à 1/2h du mat, j’appelais mon père pour le réveiller et qu’il me chercher, je dormais et je le réveillais à 6-7h pour qu’il me ramène. Je vivais le truc à fond. Je me rends compte que c’est rare d’avoir des parents qui soutiennent autant leurs enfants, et j’en suis vraiment reconnaissant.

Urbex par Adrelanine

Fetourne : Ça aide forcément les parents à soutenir tes projets. Tu parles de la magie comme de la photo avec les yeux qui brillent, les parents ça doit les aider un peu à te soutenir ?

Adrelanine : Oui c’est sûr mais c’est pas le cas de tout le monde. Certains parents aimeraient que leurs enfants fassent de longues études même si ça ne leur plaît pas. Moi, j’ai la chance d’avoir des parents derrière moi. J’ai eu plein de passions comme ça : le code de jeux vidéo, le piano, le rubik’s cube à un moment, l’hypnose, les effets spéciaux et maintenant je suis à fond dans la photo.

Fetourne : Comment tu fais pour trouver tous ces spots dans les endroits où tu voyages ? Et comment tu te démarques dans l’interprétation ?

Adrelanine : Sans mentir, la plupart du temps, ce sont mes potes qui m’y emmènent et me les font découvrir après les avoir trouvés. Après, y’en a aussi pas mal qu’on découvre ensemble. On vagabonde un peu, on trouve des portes ouvertes et on y va. Quand je voyage, j’utilise instagram et Google Maps. C’est marrant mais ça prend beaucoup de temps, et je préfère occuper le mien à autre chose en général. Sinon, je vois avec les gens de là-bas par Insta. C’est un échange mutuel, on se passe les adresses. Par exemple, j’étais à Madrid, des gars de là-bas m’ont fait découvrir leurs spots et quand ils passeront sur Paris, je leur renverrai la balle.

Pour l’interprétation, c’est mon regard, ma vision des choses. Refaire un truc déjà fait, ça me dérange pas mais j’essaie de trouver ce qui rendra unique ma photo. 

Exploration Urbaine by Adrelanine

Fetourne : Pourquoi cette volonté de pas se montrer ?

Adrelanine : Déjà, la volonté que ce soit mon travail dont on parle et pas de mon physique. Dans la vie maintenant avec la télé-réalité et les réseaux, c’est prédominant. D’ailleurs, j’ai vu un tweet tout à l’heure qui disait : “c’était mieux avant, quand tu n’avais pas besoin d’être beau pour faire de la musique.” Je trouve ça assez vrai, et c’est marrant… après tout on s’en fout de ton âge, de tes convictions, de ton physique etc..
Y’a aussi une raison, c’est l’urbex et le genre de lieux où je me rends, comme c’est à la limite de la légalité, je veux pas de problème. Quand j’ai commencé, je voulais pas que l’on m’identifie facilement. Maintenant, ma vision des choses change. C’est pas parce que je me montre pas sur insta que la police va pas me retrouver. C’était aussi un personnage que je me créais. Au début, j’avais un masque Anonymous, ça existait déjà, c’était pas original et dès que les gens voyaient ce masque, ils m’envoyaient des photos avec écrit “Oh Adre, qu’est-ce-que tu fais là ?”. C’était plus qu’un masque ou un personnage, c’était quand même mon travail, donc j’ai retiré le masque et j’ai fait des photos “faceless” tout en noir pour qu’on continue à ne pas voir ma tête.

J’ai aussi fait des shoots avec des gens plus ou moins connus et on ne peut pas se balader sans qu’une personne ait envie de prendre un selfie avec toi. Sans avoir cette prétention de célébrité, je tiens à préserver ma vie privée. Mais je vais pas te mentir, j’hésite à arrêter, ne serait-ce que pour faire des lives où j’échange avec les gens sans montrer un écran blanc, parce que je vois aussi que selon ton “domaine de célébrité” on va dire, tu te fais moins reconnaître ou arrêter dans la rue. Par exemple je pense qu’un photographe connu fait moins de selfies avec des gens qu’un chanteur ou un acteur aussi connu. Mais c’est compliqué après 2 ans comme ça. On verra ce que le temps me donnera.

Adrelanine by Liamareardon

Fetourne : Toute cette nouvelle génération parisienne hyper connectée via twitter comme (Roxanne, Le triple sept) tu vois ça comment par rapport à votre entraide mutuelle ?

Adrelanine : Pour moi c’est que du positif. Ça fait plaisir de voir que tu n’es pas seul dans ce que tu fais. T’as besoin d’un conseil, toute de suite on s’entraide et c’est cool. Par exemple, Camille Pioffret elle m’a répondu pour mon tweet sur les imprimeurs pour mon calendrier, même si c’est pas forcément ce qu’on cherche, tout le monde cherche à s’aider. Je trouve ça trop cool et ça va continuer j’en suis sûr.

Fetourne : Et un projet tous ensemble, ce serait possible ?

Adrelanine : J’en suis sûr ! De mon côté, j’ai des projets avec des graphistes pour mettre en commun leurs tafs et le mien et pour la photo, j’ai aussi un projet qu’on aimerait bien faire avec Jérémie Masuka. Après, j’ai pas envie de faire une collab pour faire une collab, tu vois. C’est bien de se donner de la force et de la visibilité mais il n’y a pas d’intérêt humain. Donc une vraie collaboration pour moi, c’est surtout pour qu’on crée un travail dont on est fier.

Fetourne : Aujourd’hui, on est dans ton quartier, c’est ici qu’est né Adrelanine ?

Adrelanine : Alors non, il est né juste à côté, je vais t’y emmener après. En fait, j’étais au lycée et une amie avait posté un selfie sur un toit. Comme tout novice, je lui ai demandé de m’emmener là-bas et elle a refusé. Mais bon, moi je me laisse pas abattre, alors j’ai zoomé sur la photo, je l’ai analysée et j’ai trouvé l’immeuble sur lequel elle était. Du coup, j’y suis allé et la sensation… c’est indescriptible, c’était mon premier toît, tu vois Paris à 360°. A ce jour, c’est un des meilleurs toits que j’ai fait. Il était tout plat, en gravier et sans risque. J’y suis retourné 5 ou 6 fois et de là, je me suis dit que je devais en faire plus.

Cette sensation une fois là-haut de se dire que ceux en bas ressemblent à des fourmis. Tu vois beaucoup plus de choses, l’ensemble du tableau, et puis c’est beau quoi, rien que ça.

Après, pour mon nom, c’est le jeu de mot avec adrénaline, y’a le lien avec l’urbex, la sécurité qui nous court après, je ne me suis jamais fait courser par un chien heureusement, c’est ma phobie ça (rires). C’est une pote qui m’a proposé ce nom, et je lui ai dit que c’était super cool, que le jeu de mots avec les lettres inversées, ça restait bien en tête mais c’était pas tout de suite évident, ça me plaisait bien. Et en fait elle pensait vraiment que ça se disait comme ça. Ça m’a bien fait rire, du coup, j’ai aussi gardé Adrelanine pour un clin d’œil à cette histoire, et ça me définit bien.

Fetourne : T’as la culture de ton quartier ? Tu y es attaché ?

Adrelanine : C’est sûr que je suis rattaché à ce quartier. J’ai grandi ici, je suis un enfant de Montparnasse. Si je pars, je sais que je finirai par y revenir.

Montparnasse by Adrelanine

Fetourne : Si on parlait un peu rap ? Pour toi, c’est quoi le projet de l’année ? sachant que de ton côté c’est surtout le Rap Us

Adrelanine : Metro Boomin’ Direct ! Not All Heroes Wear Capes est incroyable ! En France, on est tellement innondé de son, je pourrai pas te dire…ah si ! Vidalo$$a de Dosseh, je l’ai saigné. J’étais en Malaisie sur une île presque déserte, y’avait une mer bleue turquoise face à moi, il pleuvait, le temps était terrible, et moi j’étais sur mon balcon et j’écoutais Vidalo$$a et les autres sons de la Playlist Ligne 12 du Triple Sept, c’est un super bon souvenir. 

Fetourne : Si tu as un conseil à filer à ceux qui veulent se lancer, c’est quoi ?

Adrelanine : Mets des écouteurs et n’écoute que le positif. Des podcasts, de la musique positive et tu te fermes au négatif. Faut aussi bien dormir sinon c’est contre-productif. Pour le reste, il faut aussi investir ton temps de la bonne manière. Quand tu as du temps libre, tu l’utilises pour ta passion. Ne va pas perdre du temps sur Netflix, ou à ne rien faire. Utilise les 3 ou 4h que tu as en sortant des cours ou du boulot pour cette passion. Contrairement au boulot, tu ne verras pas le temps passer parce que ça va te rendre heureux. Donc, vraiment se fermer au négatif, garder le positif et bien utiliser son temps.

Fetourne : Des comptes insta que tu Fétourné ?

Adrelanine : Artistes pas assez écoutés c’est la PREC. J’attends fort leurs projets pour le partager. Y’a aussi Molie Kevski que je soutiens beaucoup. Il y a plein de trucs qui arrivent et ça va être très lourd. 

Sur insta y’en a pleins ! Paul Mougeot : j’aime beaucoup ce qu’il fait, (comme Flora Metayer) on a tous commencé par de l’urbex, un peu les mêmes photos avec, pour ma part, l’esprit “La vue est belle, ça va faire une belle photo”. Mais quand t’évolues, tu veux prendre des choses banales en photo et les rendre belles. On a évolué ensemble donc c’est cool. Maintenant, il est plus dans la photo documentaire et il était à Cuba récemment. Il a fait un reportage incroyable là-bas. Quand on parle photos, il a des références de photographes que je ne comprends/connais pas vu que j’ai commencé sur insta. Je suis dans une logique de “banger”, il faut que la photo explose tu vois. Grâce à lui, j’ai moins envie de faire des trucs “instagrammables” et d’essayer de réfléchir à des projets plus cohérents. Après, bien sûr, Flora Métayer que je retrouve de temps en temps en concert. Elle était sur la tournée de Damso pour 404Billy, et aussi à Dubaï récemment, j’attends de voir son taf.

Mon pote @anonygrapher qui fait des trucs de fou. En ce moment, il est à Shanghai. Il a tout fait, il est juste incroyable. Enfin, il ne lui manque que la Tour Eiffel et il aura tout fait. Nath aussi, c’est un explorateur, là, il est en Colombie, il revient du Japon, ils sont tous trop forts. @feeltheclick, @oui_lit, @iyadbgx, @thomvsfrs trop de monde à citer, toute ma clique quoi !

@ryanmillier aussi en américain. J’essaie de trouver des trucs un peu plus créatifs, parce que je pense ne pas en avoir encore fait (sauf une peut-être), donc je vais essayer d’en faire plus maintenant.

Fetourne : C’est quoi la suite ?

Adrelanine : Réussir à développer IGTV, mes podcasts aussi… Beaucoup plus d’articles en anglais et en français. Des vidéos Tutos et réussir à m’organiser pour que tout ça se fasse !

Fetourne : Un dernier mot ?

Adrelanine : Restez positifs, faites ce que vous aimez et même si vous pouvez pas encore le faire à fond à cause du taf ou des cours, investissez votre temps libre dans votre passion. Apprenez à maîtriser les réseaux car ils sont tous différents et à force de travail, votre passion deviendra votre taf.

Don’t look down By Adrelanine

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